récit campagne mass...
 
Notifications
Retirer tout

récit campagne mass effect, scénario principal

Page 5 / 5

Antoxydre
Posts: 44
(@antoxydre)
Membre
Inscription: Il y a 5 ans

C'est vrai qu'en y pensant, introduire de nouvelles espèces serait pas mal.

Quand on sait que moins d'un pour cent des systèmes de la Voie Lactée ont été explorés, ça ouvre pas mal de possibilités.

Une espèce aurait très bien pu se développer hors des systèmes connus, sans jamais entrer en contact avec la communauté galactique.

Répondre
D'Eon
Posts: 52
Début du sujet
(@deon)
Membre
Inscription: Il y a 5 ans

Voilà, un mois, jour pour jour après le dernier message d'Antoxydre, un petit cadeau de Noël en avance. La suite des aventures de nos zéros préférés. Navré d'avoir mis autant de temps à l'écrire, mais je manque cruellement de temps. Tellement que le morceau que vous avez là n'est pas l'intégrale de la dernière séance (qui remonte à un bon mois maintenant), mais j'ai pas le temps d'écrire la suite. J'essaierai de finir (parce que le scénario est terminé) avant Noël, mais je ne promets rien.

Cloué, le gamin qui l’accompagnait écarquillait des yeux grands comme des soucoupes. Pour lui, le moindre doute quant à la dévotion et la sincérité de sa « prisonnière » s’était envolé et il était en présence d’une sorte de prophète ou d’envoyée divine. Il ne perçut même pas, au loin, le vagissement sinistre d’un togrut qui semblait sonner le glas d’une époque.

Satisfaite, Mirana déposa une à une les offrandes à leur place, avant de se redresser avec une lenteur toute calculée. Affichant un sourire vibrant d’une modestie et d’une simplicité parfaitement feintes, elle demanda au gosse de la ramener auprès de ses compagnons. Le mioche s’exécuta avec une célérité aussi neuve que son admiration pour la créature bleutée.

« L’autel qu’ils vénèrent est un appareil technologique de haute volée et c’est probablement de là que vient le champ électromagnétique qui couvre la planète. » entama-t-elle sitôt revenue dans la cahute

« Ca peut se transporter ? » demanda Raegarn, toujours pragmatique.

« Le cristal qui semble servir de source d’énergie, probablement oui. La machine, je ne pense pas. »

« Et comment on fait pour l’emporter sans se mettre les terreurs à dos ? » intervint Kalco sur un ton aussi acide qu’ironique.

Retenant un soupir d’exaspération Mirana rétorqua d’une voix aussi douce que le velours. « On commence par faire en sorte de pouvoir circuler librement. Ensuite, on se débrouille pour ramener Demetrius ici et lui faire examiner ce truc-là. »

« Et comment on fait pour passer du stade d’exilé à citoyen modèle ? »

Mirana afficha un sourire de chatte avant de répondre. « On attend. »

Avec une irritante exactitude, Peewee revint les chercher le lendemain, le pli soucieux barrant son front semblant lui donner une dizaine d’années de plus.

« Squeek m’a informé de ce qui s’est passé hier soir. Les Anciens veulent vous voir. » Dit-il les dents serrés, visiblement contrarié de la nouvelle notoriété de leur invitée.

Dès qu’ils sortirent de la cabane, ils purent constater l’impact des événements de la veille. Les murmures et les chuchotements à leur passage étaient toujours présents, mais le volume était bien plus élevé, comparable aux nuées de cigales que l’on trouvait sur Terre. Partout où ils posaient les yeux, ils voyaient des gamins, visiblement plus nombreux qu’il n’y paraissait au premier abord. S’ils manquaient du niveau technologique auquel le trio était habitués, ils ne manquaient visiblement pas d’instinct de survie, ayant eu le bon sens de cacher leur nombre pour le premier contact.

Sous la tente, les mêmes Anciens les accueillirent. Toutefois, les attitudes avaient changé du tout au tout. Celui au discours pieux et enflammé de la veille arborait un sourire radieux, tandis qu’une moue réprobatrice barrait le visage des deux autres.

Prenant l’offensive, l’Asari entama sans y avoir été invitée. « Je suis navrée de cette petite démonstration, mais vous sembliez avoir du mal à croire que nous venions bien des étoiles. «

« Alors c’est bien vrai ? » demanda le fanatique d’une voix enfiévrée, sous le regard agacé de ses comparses.

« En effet. » répondit-elle simplement, laissant au doute le temps de s’insinuer dans les esprits les plus obtus.

« Et maintenant, qu’est-ce que vous avez l’intention de faire ? » sonda prudemment l’un des deux sceptiques.

Pris d’inspiration, Kalco répondit subitement. « Les dieux protecteurs vous ont appris à survivre. Ils ont jugé à présent que vous étiez assez forts pour passer au stade supérieur. »

Malgré un regard noir, la diplomate ne le contredit pas et se contenta d’ajouter. « Je voudrais en apprendre un peu plus sur votre histoire pendant que mes camarades vont chercher l’un de nos compagnons. »

« Et il est où ce camarade ? » rétorqua agressivement celui resté silencieux jusqu’ici.

« A l’extérieur sur la plaine. » dit-elle en priant la Déesse que Demetrius n’ait pas fini dans le ventre d’un togrut.

Les trois Anciens se regardèrent longuement, échangeant une conversation silencieuse. De toute évidence, la même idée germa dans leur esprit. Si c’était bel et bien des envoyés des dieux, ils pourraient traverser à nouveau sans encombre et ramener un autre des leurs. Et s’ils n’en étaient pas, les togruts se chargeraient d’éliminer la menace qu’ils représentaient sans avoir à se mouiller. C’est avec consensus que n’auraient pas renié les Gets qu’ils répondirent.

« Entendu. Vos amis vont les chercher. Squeek va vous montrer les grottes des Ancêtres. »

Une lueur gourmande s’alluma dans les yeux des explorateurs. Enfin ils reprenaient la main et un semblant de solution se dessinait devant eux. Si Demetrius parvenait à couper le champ d’énergie, ils pourraient redécoller et quitter ce caillou, en emportant le cristal si Mirana parvenait à les convaincre qu’ils n’en avaient plus besoin.

Désormais les bienvenus, ou presque, Kalco et Raegarn se virent fournir arcs et lances quand ils les demandèrent. Se sentant un peu moins nus, ils prient la tête d’un groupe de chasseurs avec malgré tout le secret espoir de ne croiser aucune de ces abominations en route. Les gamins furent heureux de leur donner toutes les informations dont ils disposaient sur ces monstres. Après avoir fait le tri entre ce qui était utile et ce qui relevait de la terreur légitime d’enfants face à ce qui avait tout de croquemitaines, ils se mirent en route, quittant l’abri sûr des montagnes pour se retrouver exposés sur la plaine herbeuse.

Déployant tous leurs talents d’éclaireurs aguerris, Kalco et Raegarn ouvrirent le chemin, prenant un malin plaisir à jouer les professeurs, expliquant leurs changements de positions, de trajectoires, de rythme, sur un ton professoral qu’ils auraient tout deux trouvé particulièrement agaçant dans la bouche de Mirana. Plusieurs fois, leur science du camouflage épargna au groupe de finir dans le ventre d’un de ces titans, l’un d’eux passant même à quelques dizaines de mètres à peine de leur groupe, cachés au milieu d’une des rares déclivités, dont Raegarn avait su tirer profit.

Tandis que les soldats jouaient les professeurs de survie à l’extérieur des montagnes, Mirana suivait péniblement Squeek à travers un dédale de rochers tellement sinueux qu’elle abandonna toute idée de s’orienter au bout de quelques minutes. Le chemin de chèvre serpentait au milieu des anfractuosités, tantôt en pente douce, tantôt plus difficile à escalader qu’une paroi à pic. C’est au bout d’une petite demi-heure qu’elle parvint, épuisée, à l’entrée d’une caverne dont l’entrée tournait rapidement à angle droit, lui cachant ce qui pouvait se trouver à l’intérieur. Son imagination frétillait comme un poisson dans l’eau. C’était pour ce genre de moment qu’elle avait choisi sa vocation de diplomate. Découvrir de nouvelles communautés et traiter avec elles, devoir choisir chaque mot pour établir les meilleures relations, elle adorait ça. Ici, pouvoir le faire avec une civilisation inconnue, même si elle se résumait à un village de gamins, la rendait aussi fébrile et enthousiaste que lors de sa première manifestation biotique, des années plus tôt.

L’appréhension le disputant à l’excitation, elle s’engageant dans l’étroit boyau à la suite de Squeek. Tricotant sur ses courtes pattes, le gamin la précédait de plusieurs pas, tout aussi exalté que l’ancien qui voyait en elle une envoyée des dieux. Tirant de son sac à dos une torche rudimentaire, il battit un briquet de silex, peinant à produire quelques étincelles avant de voir, enfin, s’épanouir dans un « wouuf » qui lui arracha un rire joyeux, une flamme salvatrice. Il en alluma aussitôt une seconde avec la première. A la chiche lumière des torches, il pointa le mur du doigt en disant simplement. « Là. »

Levant un bras fatigué, Mirana vit très exactement ce à quoi elle s’attendait. D’après son expérience, toutes les espèces avaient débuté leur évolution en cherchant un abri naturel qu’elles décoraient avec les moyens du bord. Au mur se trouvaient des peintures primitives, dessinées avec différents matériaux colorés qui avaient étonnamment bien résisté aux outrages du temps. La peinture la plus intéressante lui confirma ses soupçons. Placés à l’abri des montagnes, le peuple de Squeek entourait une représentation grossière de la machine en contrebas. De cette machine partait une sorte de rayon lumineux qui s’épanouissait en corolle autour d’eux. Au-dessus de cette corolle planait une représentation bien trop familière d’un moissonneur dont la simple vue suffit à la faire frissonner.

Par réflexe, elle porta la main à son omnitech afin d’enregistrer et analyser le tout, avant de se souvenir qu’aucun de ses jouets habituels ne fonctionnait ici. Jalousant la mémoire eidétique de son compagnon Drell, elle tenta de graver chaque détail sans son esprit.

A plusieurs kilomètres de là, Kalco et Raegarn, leurs mouflets sur les talons, parvinrent à rejoindre Demetrius. Celui-ci était affairé à réparer le vaisseau aussi bien qu’il le pouvait en l’absence d’outils dignes de ce nom. Les éclaireurs lui apprirent rapidement le détail des événements.

« Bon, je vous suis. Je ne peux pas faire grand-chose de plus pour le moment de toute façon. En théorie, il sera prêt à voler dès que le champ… » Il ne termina pas sa phrase, au risque que les gamins comprennent leurs intention vis-à-vis de leur autel protecteur.

Avec la même virtuosité qu’à l’aller, le Galarien et le Drell conduisirent leur petit groupe à travers la plaine, esquivant les dangers et les problèmes de main de maître, rivalisant d’adresse et de talent. Par orgueil autant que par soucis d’apprendre aux enfants, ils se rapprochèrent dangereusement des togruts, leur montrant différentes façon de négocier la situation sans se faire repérer.

A l’instar d’enfants rechignant à suivre leurs parents dans une activité qu’ils ne connaissent pas, c’est avec des sourires jusqu’aux oreilles que revinrent les gamins de cette excursion d’un genre tout nouveau pour eux. Même Peewee affichait un sourire convaincu, forcé de constater que leurs invités disposaient bien des talents et des capacités en adéquation avec leurs prétentions quasi divines.

Répondre
Page 5 / 5
Share: